Transformation plus agile du Système d’Information

ConferenceLors de la mise en œuvre d’une démarche SOA outillé, je fais souvent le constat que l’interconnexion est assez coûteuse en effort humain. Il faut beaucoup communiquer pour clarifier les mécanismes envisageables, identifier les contraintes, définir les capacités du système, mettre en corrélation avec les patterns existants, etc. tout ceci avec de nombreux interlocuteurs : les chefs de projets, les architectes logiciels, les architectes systèmes, les architectes SOA et les urbanistes. Malgré tous ces efforts et après d’âpre discussions, le propriétaire du système craint alors des impacts sur ses flux existants et veut donc, tout naturellement, minimiser l’impact de ces nouveautés.

Derrière ce constat se cachent 2 problématiques :

  1. le manque de confiance dans la gestion du changement
  2. le manque de contrôle vis-à-vis de cet usage imposé.

Ce constat est exaspérant car il est consommateur d’une énergie folle. Il faut constamment se réunir et se synchroniser pour expliciter les besoins, décrire les données transférées, demander l’exécution d’un service (ensemble de règles) et faire correspondre avec les patterns et les outils d’interconnexions existants. Petit ou gros changements, l’effort humain pour faire aboutir ces besoins est majeur.

Les parties techniques sont souvent les plus simples. Il convient de mettre en place des mécanismes spécialisés portés par le Bus d’entreprise 9 fois sur 10. Voici quelques exemples:

  • Les connecteurs ABAP ou IDOC SAP
  • Les pooling et CDC (Change Data Capture) des bases de données
  • Les API d’accès aux couches natives
  • Exposition de règles par des Web Services

Pour chaque système, une série d’interconnexions est définie, prototypée puis validée.

Bref, chaque système subit l’évolution de son écosystème. En fonction des demandes externes, transverses ou globales, des interfaces supplémentaires sont ajoutées au fur et à mesure.

Lire la suite